Baudelaire veut montrer que cette aspiration à l'idéal, l'artiste veut en faire quelque chose de beau. LES FLEURS DU MAL Les fleurs du mal ; Les épaves ; Bribes ; relevé de variantes par Antoine Adam (1857-1861) Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Goya montre les laideurs de la vie. Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal. Les phares, un poème de Charles Baudelaire. Le sourire (ou “souris”) qui renvoie peut être à celui des “anges”, mais aussi à celui de La Joconde et son énigmatique sourire “tout chargé de mystère». A travers cette strophe, Baudelaire évoque les tableaux mythologiques de Rubens aux chairs opulentes. Ce sont des œuvres très satiriques. La vision du poète-critique débouche donc sur une réflexion spirituelle ; “Les Phares” donnent à l’Art sa justification humaine. Dans son ultime évaluation, le poète semble vouloir ne retenir, dans toutes ces manifestations du génie, qu’une note triste, au diapason de la condition terrestre. L’artiste est donc celui qui permet d’échapper au monde matériel pour rejoindre le monde spirituel. Car « C’est le songe et rien d’autre qui fait trembler la parole du poète. ». Il isiste sur la synesthésieque produit la correspondance entre couleuret son : «idées de musique romantique que réveillent les harmonies de sa couleur». Ce document a été mis à jour le 30/09/2009 Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges, Il permet une élévation de l’âme. « L’humanisme, ce n’est pas dire : “ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait”, c’est dire : “Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase.” Sans doute, pour un croyant, ce long dialogue des métamorphoses et des résurrections s’unit-il en une voix divine, car l’homme ne devient homme que dans la poursuite de sa part la plus haute ; mais il est beau que l’animal qui sait qu’il doit mourir arrache à l’ironie des nébuleuses le chant des constellations, et qu’il le lance au hasard des siècles, auxquels il imposera des paroles inconnues. André Malraux (en annexe) voyant dans la succession des chefs-d’œuvre fixant des expériences éphémères une victoire de l’homme sur la rigueur du destin : “l’art est un anti-destin”. C’est bien cette pitié mystique et la charité chrétienne en tout cas que suggèrent d’ailleurs les mots “crucifix” et “prière en pleurs”. Voltaire illustre l'atmosphère de la Régence (insouciance, luxe), peintre de l'apparence, de la vie mondaine. Rubens, fleuve d’oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l’on ne peut aimer, De même dans Les Phares où il regrette « ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes ». Ces artistes qui interprètent le langage mystérieux de la nature et qui traduisent les inquiétudes humaines sont "les phares" qui éclairent la route des Hommes. Le poème se compose de 11 quatrains. Ou encore :impression quasi musicale que l’on emporte de ses tableaux. La dernière rappelle le goût qu’avait le peintre d’amonceler sur sa toile des chairs épanouies. Et vient mourir au bord de votre éternité ! Certains poèmes ont changé de place dans les différentes éditions des Fleurs du Mal. Baudelaire cherche à éveiller des sensations qui correspondent à celles que suscite l'oeuvre de chaque peintre évoqué. Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois ! Décors frais et légers éclairés par des lustres Des éléments d'analyse sur le poème "Une Charogne". LES PHARES, DE CHARLES BAUDELAIRE, PUBLIÉ DANS LES FLEURS DU MAL, EN 1857. Fleurs du Mal, avec le blanc qui marque la division du poème en parties, la ligne de blanc, les marges, les signes de ponctuation. Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse. Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer. Telle est la mission permanente de la création artistique : témoigner pour l’homme misérable, face à l’éternité (cf. – Trois quatrains , sorte de conclusion de ce “musée imaginaire” proposé par Baudelaire, qui expriment la fonction de l’artiste. Mais même s’il se sait damné, Baudelaire confesse dans Mon coeur mis à nu « faire tous les matins [sa] prière à Dieu, réservoir de toute force et de toute justice, à [son] père, à Mariette et à Poe comme intercesseurs ». C’est retrouver un clivage cher à Baudelaire. Il est à la fois un guide « phare allumé » et un échappatoire « opium divin ». Les termes faisant allusion à la douleur sont dominants. Effet du sfumato aussi dont Vinci disait « Veille à ce que tes ombres et lumières se fondent sans traits ni lignes, comme une fumée2. Les phares Les Fleurs du Mal (1857) Lecture analytique Baudelaire (1821-1868) Charles Baudelaire est né le 9 Avril 1821 à Paris, perd son père jeune, sa mère se remarie avec un général : Dandy. es génies tutélaires qui peuplent son musée imaginaire. Qui versent la folie à ce bal tournoyant ; Goya, cauchemar plein de choses inconnues. La série Les Caprices se présente sous la forme d’un recueil relié contenant quatre-vingt gravures. II) Originalité des procédés poétiques A travers celle sur Rembrandt, la leçon d'anatomie, les pélerins d'Emmaus. Baudelaire évoque des artistes du 15ème au 19ème siècle. Par ailleurs, il paraît intéressant de travailler autour de la notion de phareen exploitant le mot et l’objet qu’il désigne avec ses caractéristiques matérielles (miroir, foyer lumineux, rôle d’”amer” – dans le sens de “point de repère côtier” -, ce qui nous permet d’évoquer un recueil connu de Saint-John Perse). Clique ici pour accéder directement à l’ analyse du poème « Les Phares » de Baudelaire. Le “cauchemar plein de choses inconnues” c’est sans doute le Caprice n° 43 “Le Sommeil de la Raison produit des monstres” , où l’artiste s’est représenté endormi, affalé sur une table, tandis que volent, au-dessus de sa tête, de monstrueux oiseaux de nuit. La naissance et la mort (foetus, enfant et vieilles). Le mot “surnaturalisme”, quant à lui, pourra faire songer à des figures d’un autre monde, comme ce Méphisto ailé planant au-dessus de Winttenberg . Léonard de Vinci, miroir profond et sombre, De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues. Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge L'artiste est une sorte d'intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Où la prière en pleurs s'exhale des ordures, Dans la deuxième partie, l’analyse porte, surtout dans . Les deux artistes s'opposent. Pour le dernier vers, Jean Prévost. Baudelaire (photo) Le poème d’abord, fait de onze quatrains, dont huit sont consacrés aux huit artistes que Baudelaire considérait comme les phares de l’humanité. Mais dans le sonnet « Corr… Poème vertical en quelque sorte… qui n’est pas sans rappeler la forme même du phare. Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ; Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des hercules, Se mêler à des Christs, et se lever tout droits, Des fantômes puissants qui dans les crépuscules. Imprégné par l’art de Rembrandt , Goya parvient, tout comme le maître flamand, à traduire dans cette œuvre le drame, l’émotion et l’indignation humaine. » Ce que Baudelaire retient en trait […] André Malraux (en annexe) voyant dans la succession des chefs-d’œuvre fixant des expériences éphémères une victoire de l’homme sur la rigueur du destin : “l’art est un anti-destin”). Charles Baudelaire, dans son recueil de poèmes Les Fleurs du mal, œuvre novatrice mais provocante publiée en 1857, confère au poète un rôle nouveau d’intermédiaire entre la Nature et l’homme. Michel Ange : résurrection des morts, jugement dernier : atmosphère plus inquiétante, plus morbide ("Moïse", "Esclaves"). La souffrance est aussi source d'inspiration, d'imagination (chatière première de l'artiste). Cette œuvre de Goya, comme les Fleurs du Mal, fait scandale. "Les phares" de BAUDELAIRE est un poème classique faisant partie du recueil Les fleurs du mal. L’œuvre est là qui bouge, tournoie, se défait, plastique et musique, art personnel désormais et irréductible à tout autre » (Verlaine Œuvres complètes, p. 104, Gallimard, Pléiade). C'est un cri répété par mille sentinelles, Il doit évoquer, traduire ce qu'il ressent (les joies comme les tristesses). Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre Et d'un grand crucifix décoré seulement, Et d'un grand crucifix décoré seulement. Baudelaire reprend la conception de Victor Hugo évoquée dans "L'étoile" où l'artiste est la lumière, celui qui éclaire. Ten tativ e d’ id entifi cati on des œuv re s au xque ll es. Les 6 premiers poèmes des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire sont très importants, car ils informent le lecteur des opinions du poète sur son propre rôle et sur sa vision de lhumanité. par Les Petites Analyses dans Analyses littéraires, Poésie S’il y a un nom qui est sur toutes les lèvres lorsqu’on babille autour de la poésie française, c’est celui de Baudelaire. Des fantômes puissants qui dans les crépuscules L'art est né avec l'Homme. Sont un écho redit par mille labyrinthes ; Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ; Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures. Il demande à ses modèles (Rembrandt, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Goya, Delacroix) de le guider vers un nouveau Romantisme, moderne et contemporain. 639-640. Puget, mélancolique empereur des forçats ; Avant-dernière strophe : L'artiste doit être le porte-parole de l'homme. Les phares : Évadez-vous en lisant le poème "Les phares" écrit par Charles BAUDELAIRE et publié en 1857. J'ai un commentaire comparé à faire sur "les phares" de baudelaire pour mes études de lettres modernes, et j'aurais (encore) besoin de vos lumières voici le poème: Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de la chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, C'est pour les cœurs mortels un divin opium ! Opposition dans le décor : jardin (paradis) et le décor froid et lugubre de l'hôpital (Baudelaire montre une peinture toute en contraste). Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ; Léonard de Vinci, miroir profond et sombre, Ch ar le s Baud el air e fais ait réf ér en ce da ns son p oèm e « Les Pha re s ». Ce qui signifie aussi qu’elle est universelle. Bac Français. Les huit strophes sont donc conçues selon un même principe. Ombragé par un bois de sapins toujours vert, Où sous un ciel chagrin, des fanfares étranges. Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ; Léonard de Vinci, miroir profond et sombre, Où des anges charmants, avec un doux souris, Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre. Certains poèmes ont changé de place dans les différentes éditions des Fleurs du Mal. « Les Phares » est le sixième poème des Fleurs du Mal de Baudelaire, issu de la section « Spleen et Idéal ». Goya, cauchemar plein de choses inconnues, Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ; Baudelaire a montré différents thèmes abordés par la peinture : la vie (la mort). Il demande à ses modèles (Rembrandt, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Goya, Delacroix) de le guider vers un nouveau Romantisme, moderne et contemporain. La planche 55 (“Jusqu’à la mort”), montre une caricature probable de la duchesse de Benavente sous les traits d’une “vieille au miroir”, horrible créature se parant sous le regard ironique d’une jeune suivante. Par l’art, l’homme cherche à atteindre le divin. Pourquoi Léonard et pas Titien, Watteau et pas Poussin ? Des éléments d'analyse sur Spleen IV à suivre dans cet article. Sont un écho redit par mille labyrinthes ; C'est pour les cœurs mortels un divin opium ! “Lac de sang” et “bois de sapins” sont à prendre, selon Pierre-Georges Castex (Baudelaire critique d’art, 1989) comme des métaphores destinées à rappeler que. Il était le peintre favori de Baudelaire. Mais parmi les chacals, les panthŁres, les lices, Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, Dans la mØnagerie infâme de nos vices, II en est un plus laid, plus mØchant, plus immonde ! Bac Français. Puget, mélancolique empereur des forçats ; Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres. Ombragé par un bois de sapins toujours vert, A.Malraux, Les Voix du Silence, pp. Que nous puissions donner de notre dignité Les “fanfares de Weber”, quant à elles,posent le principe des synesthésies ou correspondances entre les différentes sensations(voir le sonnet des Correspondances). Les phares est toujours la pièce 6 de la première partie intitulée \"Spleen et idéal\". Annonce de l'analyse linéaire Analyse linéaire ... Si vous avez aimé cette analyse de L'ennemi de Charles Baudelaire, vous aimerez aussi les analyses des poèmes suivants : L'albatros Parfum exotique A une passante Correspondances Spleen - LXXVIII La littération en [r] chez Rembrandt est une consonne de la douleur qui s'oppose au champ lexical de Rubens (la vie passe). Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois ! Puget s'est inspiré des forçats qui étaient dans le bagne de Toulon. Les Massacres de Scio ; La Mort de Sardanapale, notamment). Introduction: Les poèmes que Baudelaire a dû retirer des Fleurs du Mal sont publiés sous le nom Epave. Seul contemporain dans ce musée imaginaire ! Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ; Toi qui sus ramasser la beauté des goujats. Neuvième strophe : Enumération au pluriel (2 vers). Les sonorités heurtées, laides reflètent les idées évoquées. Delacroix : représente une synthèse de Puget (anges maléfiques, le chagrin) et de Watteau (le décor, les fanfares). l’essentiel de l’atmosphère de l’artiste/, un guide « phare allumé » et un échappatoire « opium divin », reconstitue une atmosphère qui se résume, pour chaque artiste, en quelques mots, « C’est le songe et rien d’autre qui fait trembler la parole du poète. Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Delacroix procède volontiers par juxtaposition du rouge et du vert (cf. (suite…) Poésie. Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune, Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage Les thèmes de Baudelaire sont la mélancolie et l'idéal : il veut échapper à la dépression avec l'écriture de l'idéal, le vin, la mort. Le ciel chagrin et les fanfares étranges pourraiet évoquer en particulier L’Entrée des Croisés dans Constantinople, “où un ciel tragique domine des scènes tristes et rutilantes”. Différences : C'est un cri répété par mille sentinelles. Introduction : Les poèmes que Baudelaire a dû retirer des Fleurs du Mal sont publiés sous le nom Epave. De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats, le quatrain suivant s’achève sur une métaphore de détresse; A l’avant-dernier vers, le mot “sanglot” résume à lui seul l’ensemble des messages qui, en apparence au moins, n’étaient pas tous désespérés. C'est un phare allumé sur mille citadelles. Voici une étude sur les Phares de Baudelaire. Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes, Michelangelo, La création d’Adam, Chapelle sixtine. Une Charogne. Dernière strophe : Elle introduit la justification du rôle de l'artiste. Toutes les formes de passions actuelles ou inactuelles y trouveront leur expression. «Tout ce qu’il y a de douleur dans la passion le passionne», écrit Baudelaire à propos de Delacroix. Comme des papillons, errent en flamboyant, Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune. L’œuvre est là qui bouge, tournoie, se défait, plastique et musique, art personnel désormais et irréductible à tout autre », « Veille à ce que tes ombres et lumières se fondent sans traits ni lignes, comme une fumée, présente sous la forme d’un recueil relié contenant quatre-vingt gravure, Corneille, La Place royale, Acte V, scène 7. De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues, "Les phares" est toujours la pièce 6 de la première partie intitulée "Spleen et idéal". On retrouve dans les artistes français, les oppositions entre les peintres néerlandais. Un ordre renvoyé par mille porte-voix ; L'artiste sert de guide, éclaire les hommes parce qu'il va leur révéler derrière la vérité (le phare). Baudelaire face aux Beaux Arts Léon Cellier (Parcours initiatiques, 1977) suggère judicieusement de voir les quatre premiers artistes évoqués du point de vue de l’Idéal et les quatre autres, de celui du Spleen. Si l’énumération du neuvième quatrain rappelle la diversité des messages des artistes (extases et Te Deum voisinant avec les malédictions, les blasphèmes, les plaintes, les cris, les pleurs)s. Les mots à “résonance amère” dominent cependant, comme sont plus nombreux les créateurs tourmentés. Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ; Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges. (suite…) Poésie. Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ; Dans le Salon de 1846 dans l’article consacré au peintre et que Baudelaire a commenté lui-même succinctement : – hanté des mauvais anges :surnaturalisme ; – un bois toujours vert : le vert, complémentaire du rouge ; – un ciel chagrin : les fonds tumultueux et orageux de ses tableaux ; – les fanfares de Weber : idées de musique romantique que réveillent les harmonies de sa couleur. Telle est la mission permanente de la création artistique : témoigner pour l’homme misérable, face à l’éternité(cf. Dans les trois dernières strophes se situe la leçon du poème. “. Où des anges charmants, avec un doux souris Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ; Les oeuvres de Rubens représentent la douceur de vivre, la volupté; alors que celles de Rembrandt la douleur de la vie et la souffrance. Toutefois, ce serait une erreur de penser que nous avons affaire dans le poème à de simples transpositions d’art. Baudelaire définit ainsi le rôle de l'artiste dans les trois dernières strophes : Conclusion : Le phare est la lumière dans la nuit. Le premier vers évoque peut-être Dante et Virgile aux enfers (encore appelé La Barque de Dante), commenté par Baudelaire. Léonard de Vinci : atmosphère de mystère mais pas inquiétante : "La Joconde", "St Jean-Baptiste", "La Vierge aux rochers". le guider vers un nouveau Romantisme, moderne et contemporain. On retrouve dans les artistes français les deux côtés de la société (les délaissés et la vie mondaine). Toi qui sus ramasser la beauté des goujats, — Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952) Les Phares. Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, Dans la ménagerie infâme de nos vices, Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Pourquoi cet ordre ? Baudelaire montre que l'expérience du mal est inséparable de l'art. Points communs : idée de mystère : "mystère" et "ombre" (atmosphère sombre, de mystère). De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats. » Combiné avec le clair-obscur, il simule la distance et le volume, également dépourvu de contour exact, puisque changeant d’un œil à l’autre et avec chaque mouvement. Quoiqu™il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, Colères de boxeur, impudences de faune, Cette dignité de l'artiste n'est rien comparée à la perfection divine. Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage, Que nous puissions donner de notre dignité, Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge. L'art a le pouvoir de redonner courage, espoir à ceux qui souffrent. Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ; Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres, S’il est aisé de comprendre pourquoi Delacroix, le peintre estimé par-dessus tous, n’apparaît qu’à la fin de l’énumération, on peut légitimement se demander, par exemple, pourquoi le poème s’ouvre sur Rubens. Il est l’expression de la dignité de l’homme, prisonnier de la mort mais qui cherche à atteindre l’éternité. Il ne s’agit pas là du Chabbat juif qui est un temps de prière et de repos mais du Sabbat des sorcières. Les thèmes de Baudelaire sont la mélancolie et l'idéal : il veut échapper à la dépression avec l'écriture de l'idéal, le vin, la mort. Watteau : fête, "fêtes galantes"; volages; amours éphémères. Qui versent la folie à ce bal tournoyant ; Mélange entre la réalité et les superstitions (Le sabbat des sorcières). Où la prière en pleurs s'exhale des ordures. Il est le sixième poème du recueil Les Fleurs du mal paru en 1857, issu de la section Sleep et Idéal. Analyse en vidéo de Correspondances de Baudelaire Passent, comme un soupir étouffé de Weber ; Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures, Le poème Correspondances de Charles Baudelaire est un dialogue entre l’homme et la nature. Dans « Les Phares », au seuil des Fleurs du Mal, Baudelaire invoque l es génies tutélaires qui peuplent son musée imaginaire et dont les œuvres hantent son univers mental et poétique. (suite…) Navigation des articles. Le carnaval où chacun va prendre la place d'un autre et où tout est permis. Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum, Peintre adulé par Baudelaire. Puget : brutalité, violence, le mal. Souvent, chez Vinci, les figures se détachent sur un décor montagneux ou verdoyant, inspiré par la campagne italienne. LES FLEURS DU MAL par CHARLES BAUDELAIRE (édition de 1861)(édition de 1861) ... Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. “rayon d’hiver” lumière qui pénètre par une fenêtre dans un intérieur sombre. Ce poète de France est né en 1821, mort en 1867. On peut regrouper les poètes par pays. Passent, comme un soupir étouffé de Weber ; Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes. LES PHARES- Lecture cursive -Éléments pour l’entretien (objet d’étude Poésie et quête du sens). Et cette main, dont les millénaires accompagnent le tremblement dans le crépuscule, tremble d’une des formes les plus secrètes, et les plus hautes, de la force et de l’honneur d’être homme. Baudelaire définit « l’art moderne » comme « intimité, spiritualité, couleur, aspiration vers l’infini ».Mais la référence absolue de Baudelaire restera toujours Delacroix, «le chef de l’école moderne», peintre « universel », aussi à l’aise dans les « tableaux d’histoire pleins de grandeur » qua dans les « tableaux de genre pleins d’intimité » et, seul « dans notre siècle incrédule », dans les « tableaux de religion ». Ce qui nous conduit à la question de la spatialité textuelle du poème en prose. Dans le soir où dessine encore Rembrandt, toutes les Ombres illustres, et celles des dessinateurs des cavernes, suivent du regard la main hésitante qui prépare leur nouvelle survie ou leur nouveau sommeil…. 15 Sans m'attarder sur l'analyse de chacun d'entre eux où je ne reconnais rien de plus que la sensation de Baudelaire dite en vers et sous l'effet d'une contrainte grammaticale renouvelée, transcrivant au mieux l'équivalence d'une sensation prolongée par l'imagination, je poserai, juste pour ne pas l'éviter, la question (souvent soulevée) de l'ordre d'apparition des patronymes dans ce poème. C’est le cas dans La Joconde . BAUDELAIRE : LES PHARES. Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, La première analyse l’effet visuel de la mise en page des. Champ lexical du cauchemar. C'est un phare allumé sur mille citadelles, Comme des papillons, errent en flamboyant, Décors frais et légers éclairés par des lustres. Il a des difficultés avec sa famille, il se fait couper les vivres et se fait mettre sous tutelle de son beau Père. Dans ce poème, Baudelaire rend hommage aux peintres qu’il admire et dont il se considère l’ héritier esthétique. En juxtaposant et en superposant des images diverses, le poète reconstitue une atmosphère qui se résume, pour chaque artiste, en quelques mots choisis. Le point commun entre tous ces artistes est de voir au-delà de la réalité, ce qui leur permet de dénoncer ce qui se cache derrière les apparences. Spleen IV. Où sous un ciel chagrin, des fanfares étranges Baudelaire chante son admiration pour quelques grands maîtres, mais il fait surtout, par une comparaison implicite, l’éloge d’Eugène Delacroix, seul contemporain mentionné, qu’il pense être le digne héritier de ce génie artistique reposant sur l’imagination, cette « reine des facultés. Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse. Mais c’est avant tout l’imagination de l’artiste transfigurant un paysage par projection sur la toile des aspects divers de son monde intérieur. Dans « Les Phares», au seuil des Fleurs du Mal, Baudelaire invoque les génies tutélaires qui peuplent son musée imaginaire et dont les œuvres hantent son univers mental et poétique. La peinture de Delacroix correspond à sa propre poétique car elle est l’expression d’une conception intime, conception qui est celle d’une douleur ou d’une volupté –d’une passion. Certains poèmes ont changé de place dans les différentes éditions des Fleurs du Mal. Commentaire de texte – « Le Port » de Baudelaire in Les Petits Poèmes en Prose « Le Port » est extrait des Petits Poèmes en prose de Baudelaire, publié de façon posthume dans lequel se côtoient des réflexions métaphysiques sous la forme de dialogues au second degré, des textes ironiques, des anecdotes moralisatrices, le tout assemblé de toutes pièces. C'est une sorte de synthèse de tous ces univers décrits par Baudelaire. Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ; Édition du groupe « Ebooks libres et gratuits » Charles Baudelaire. Par des compositions souvent axées, selon des lignes courbes ou diagonales, Goya sait traduire toutes les nuances, du gris jusqu’au noir profond, passant de l’ombre à la lumière avec un grand sens de l’équilibre. Commentaire d’un récit poétique : « Les phares » de Charles Baudelaire « Les Phares » est un poème de Charles Baudelaire. Dans son ultime évaluation, le poète semble vouloir ne retenir, dans toutes ces manifestations du génie, qu’une note triste, au diapason de la condition terrestre. Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des hercules Le quatrain de Baudelaire est inspiré par Les Caprices. Voici une étude sur les Phares de Baudelaire. Les “fœtus qu’on fait cuire au milieu des sabbats”. Rubens, great river of oblivion, garden of ease, cool flesh no lovers crave, but where the floods of life unceasing run, like wind on wind or wave on ocean wave; Da Vinci — deep and sombre looking-glass enchanting angels haunt, with subtle smile II est des parfums frais comme des chairs d'enfants, ... VI – LES PHARES Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Selon Baudelaire, la nature détient le pouvoir de transporter l’esprit et les sens de l’homme. Par ailleurs, il paraît intéressant de travailler autour de la notion de phare en exploitant le mot et l’objet qu’il désigne avec ses caractéristiques matérielles (miroir, foyer lumineux, rôle d’”amer” – dans le sens de “point de repère côtier” -, ce qui nous permet d’évoquer un recueil connu de Saint-John Perse). Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum. Trois sorcières font rôtir un avorton à la broche. Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Accueil : Les explications de textes pour le bac de français, La Chevelure et Un hémisphère dans une chevelure (Commentaire comparé), La Mort des amants (CXXI) (Les Fleurs du Mal).